Archives mensuelles : octobre 2013

Élevage bovin à La Flèche (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Réforme de la PAC : la priorité à l’élevage, un signe encourageant pour le sud Sarthe


Vendredi 25 octobre 2013, La Flèche

La mobilisation de François Hollande a payé : Le niveau d’aides dont bénéficiera la France au titre de la PAC a été stabilisé sur toute la période 2014-2020 : soit 9,1 milliards d’euros par an contre 9,3 milliards d’euros en 2013. Au total, 64 milliards d’euros bénéficieront aux agriculteurs français pour les 7 ans à venir.

Les négociations menées depuis le mois de mai auprès de la Commission européenne, par François Hollande et Stéphane Le Foll, ont permis de maintenir des outils nécessaires de régulation et de conforter les aides couplées qui bénéficieront notamment à l’élevage.

Cette réforme va conforter la diversité de notre agriculture, tournée vers l’avenir. La compétitivité des exploitations passera par un respect accru des enjeux environnementaux et assurera notre sécurité alimentaire, en lien avec les attentes des consommateurs.

Élevage porcin à Aubigné-Racan (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Élevage porcin à Aubigné-Racan (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Un milliard d’euros sera réorienté vers l’élevage d’ici 2019 : l’élevage est en train de régresser, et s’il venait à disparaître, de nombreux emplois seraient détruits et les céréaliers perdraient une bonne part de leurs débouchés. Il faut conserver la diversité de productions végétales et animales qui a fait la force de l’agriculture européenne et française. Sans stigmatiser les céréaliers, un rééquilibrage des aides publiques est nécessaire au profit des grandes zones d’élevage (le revenu moyen est d’environ 20 000 € par actif et par an alors qu’il a atteint 59 000 € pour les céréaliers sur les 3 dernières années).

Le « verdissement » de cette politique agricole commune est affirmé : des mesures agroenvironnementales ambitieuses permettront de combiner performance économique et environnementale (le budget de la bio sera doublé). L’installation des jeunes agriculteurs sera aussi favorisée par la majoration des aides (100 M€ sur 2 piliers de la PAC).

Guy-Michel CHAUVEAU, député du sud Sarthe, se réjouit de ces orientations : « Dans le sud Sarthe, ce soutien aux éleveurs est indispensable pour maintenir une agriculture dynamique. Elle nous permet également de conserver les prairies et zones bocagères, qui font la qualité paysagère de la Vallée du Loir : au-delà du maintien des actifs agricoles, c’est notre dynamisme touristique et notre cadre de vie qui en dépendent. Il en va de notre santé économique et de la qualité de nos assiettes. Je suis rassuré aussi de voir que les droits de plantation pour la vigne ne seront pas libéralisés.»

Le député-maire de La Flèche,

Guy-Michel Chauveau

Photo de Une : Élevage bovin à La Flèche (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Une loi pour le vieillissement : un débat large pour des orientations ambitieuses au service des personnes âgées

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé la semaine passée le lancement d’une réforme d’ampleur pour les personnes âgées.

Il a confié le soin à Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l’autonomie, de préparer, aux côtés de Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, une réforme pour adapter notre société au vieillissement. Elles pourront s’appuyer sur les remarquables travaux publiés en mars par ma collègue Martine Pinville (qui a dressé un état des lieux international des politiques en faveur des âgés), par le conseiller général Luc Broussy (chargé d’une mission interministérielle de réflexion sur l’adaptation de la société française au vieillissement de sa population) et par le Dr Jean-Pierre Aquino (président du Comité Avancée en âge).

Il s’agit de déboucher d’ici fin 2014 à une loi de programmation qui définira les objectifs de la France face à cet enjeu. Les Français vieillissent, c’est un enjeu majeur et le constat est connu : avec près de 15 millions de français ayant plus de 60 ans aujourd’hui, et demain, plus de 20 millions de plus de 60 ans en 2030.

L’objectif est d’assurer à tous les Français la possibilité de bien vieillir : c’est ce que le gouvernement résume dans sa stratégie des 3 A :

anticiper l’arrivée de la perte d’autonomie, pour la retarder tant que faire se peut (dépistage médical, lutte contre l’isolement…) ;

adapter le cadre de vie et la société tout entière à la présence et aux besoins des personnes âgées ;

accompagner les personnes en perte d’autonomie pour mieux les prendre en charge (favoriser le maintien à domicile, aider les aidants, moderniser les EHPAD…).

Ces trois angles d’attaque seront au cœur des débats et de la concertation qui s’ouvrent jusqu’à la fin de l’année 2013. En 2014, les parlementaires s’empareront de ce futur projet de loi qui engagera notre pays dans une ère du mieux vieillir.

L’engagement 18 de François Hollande trouvera ainsi un écho dans ces futures orientations, un signe de plus que le changement est en marche :

J’engagerai aussi une réforme de la dépendance permettant de mieux accompagner la perte d’autonomie.

Pour continuer ce sujet, je vous propose d’écouter le discours d’ouverture que j’ai prononcé il y a un mois à Nantes, à l’occasion du colloque organisé par la Fédération Hospitalière de France des Pays de la Loire. Ce colloque était consacré à « la personne âgée fragile ». Je reviens sur le rôle d’adaptation que doivent jouer les collectivités locales dans ces démarches.

Photo CC-BY-NC-ND par CG94. Source : Flickr