Archives de catégorie : Actu nationale

Rencontre CGT Gastronome

CICE : un débat nécessaire pour plus de transparence et un meilleur suivi des aides

Vendredi 14 novembre 2014, La Flèche

L’amendement « Gastronome »[1] déposé par Guy-Michel Chauveau pour demander le remboursement du CICE par les entreprises qui ferment des sites rentables ou augmentent leurs dividendes a été discuté en séance de l’Assemblée nationale ce jeudi 13 novembre (voir ci-dessous). Des amendements similaires étaient déposés par M. Michel Ménard et Mme Monique Rabin (députés PS de Loire-Atlantique), confrontés à une situation équivalente à l’usine SEITA de Carquefou.

À l’issue du vote, les amendements visant à empêcher le détournement de l’usage du CICE ont été rejetés par l’Assemblée nationale. Pourtant, le débat engagé n’aura pas été vain au sujet de la transparence des aides, de leur suivi et de la nécessaire évaluation du CICE.

À plusieurs reprises au cours du débat, il aura été fait mention des obligations de transparence et de visibilité de l’usage du CICE dans les documents comptables des entreprises. La discussion a également mis en évidence le besoin urgent de renforcer le dialogue social dans les entreprises et au niveau des branches : les modalités du suivi de ces aides publiques doivent être précisées par l’exécutif. Il est indispensable que les comités de suivi régionaux, prévus par le texte initial, soient mis en place dans les semaines qui viennent, pour que les partenaires de l’entreprise, y compris les organisations syndicales, puissent tirer le bilan des premiers exercices du CICE.

Enfin, l’évaluation du CICE, engagée par une mission d’information et par la publication du rapport d’information[2] de M. Yves Blein (député PS du Rhône) doit se poursuivre : le Parlement est dans son rôle quand il contrôle ou corrige le cadre fiscal des entreprises. Loin de déstabiliser les entreprises bénéficiaires du CICE, cette démarche doit conforter les efforts entrepris par la majorité pour augmenter la compétitivité internationale de notre industrie.

Le député-maire de La Flèche,
Guy-Michel Chauveau

Rencontre avec la délégation CGT de Gastronome
La semaine passée, j’ai rencontré, à ma permanence parlementaire, une délégation de salariés de l’usine Gastronome de Luché-Pringé (groupe Terrena, découpe de volailles, conditionnement de plats cuisinés) dont la fermeture a été annoncée par la direction au mois d’octobre dernier. Les salariés et leurs représentants sont en phase de négociation du « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » (PSE) qui doit mettre un terme à l’activité sur ce site (165 emplois concernés).

Les salariés et leurs représentants avaient déjà pu manifester leur incompréhension à l’idée que l’entreprise Gastronome percevrait une aide publique au titre du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) alors même que leurs emplois étaient supprimés.

Après discussion avec les salariés, j’ai décidé de déposer un amendement lors de la loi de finances pour 2015, actuellement en débat, permettant à l’État de demander le remboursement des aides attribuées au titre du CICE « lorsqu’elles entraînent soit l’augmentation des dividendes ou de la rémunération des actionnaires, soit la fermeture d’entreprises ou d’établissements rentables ».

 

[1] http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2234C/AN/708.asp

[2] http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2239.asp

CC-BY-SA d'après David Crochet

Intervention militaire en Irak : Entretien sur France Bleu Maine

Guy-Michel Chauveau était ce lundi 15 septembre 2014 l’invité de 8 h 10 de la station France Bleu Maine. Il a répondu aux questions de Julie Le Duff au sujet de l’intervention en Irak, face à l’offensive des djihadistes.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien ici :

 

L’entretien, question par question :


Sur l’engagement de la responsabilité du Gouvernement sur une déclaration de politique générale (« vote de confiance ») :

France Bleu Maine « À la veille du vote de confiance pour le gouvernement de Manuel Valls, quel est l’état d’esprit de la majorité dont vous faites partie ? »

Guy-Michel Chauveau : « Je ne doute pas que dans les moments importants la majorité se retrouve ».


Sur le projet de loi de lutte contre le terrorisme :

FBM : « Y-a-t-il un risque d’abus de pouvoir des autorités françaises ? »

Guy-Michel Chauveau : « Au niveau de la défense des libertés publiques, on ne peut pas nous faire de reproches et l’exécutif doit prendre des précautions pour ne pas créer de présumés terroristes ».


Sur l’intervention militaire en Irak :

FBM : «  La France doit-elle intervenir en Irak ? »

Guy-Michel Chauveau : «  La diplomatie française n’a jamais autant été écoutée dans le monde. À l’occasion de la conférence sur la paix et la sécurité en Irak, la France jouera complètement la solidarité, comme depuis plusieurs mois aux côtés des Chrétiens d’Irak ou par la fourniture d’armes aux Kurdes. ».


FBM : « Il y a onze ans, la France avait refusé de suivre les américains en Irak, pourquoi aujourd’hui l’opinion française serait davantage prête à une intervention militaire en Irak ? »

Guy-Michel Chauveau : «  Le terrorisme aujourd’hui a atteint l’Europe et  cette défense doit être globale. Les conditions d’intervention sont complètement différentes de ce qu’elles étaient à l’époque ».


FBM : « Est-ce que la France a les moyens financiers d’une intervention militaire ? »

Guy-Michel Chauveau : «  Cette intervention rassemblera des pays nombreux, avec l’Union européenne et notamment des pays Arabes. […] Nous devons aussi nous poser la question des sorties de crise et du post-crise. C’est un débat que nous avons avec les Américains  ».

 

Photo : CC-BY-SA d’après David Crochet

Revitalisation des centres-bourgs ruraux : Cécile Duflot annonce un appel à manifestation d’intérêt pour accompagner les projets des territoires

Vendredi 31 janvier 2014, La Flèche

M. Guy-Michel Chauveau, député de la Sarthe, est intervenu ce jeudi 30 janvier à l’Assemblée nationale pour interroger Mme Cécile Duflot, Ministre de l’Égalité des territoires et du logement, sur le pacte rural pour l’égalité des territoires, et notamment sur son pilier lié à la revitalisation des centres-bourgs.

Séance de questions orales sans débat

Séance de questions orales sans débat

Il a rappelé les signes d’inquiétude émis par certaines communes rurales, notamment dans la Sarthe et les Pays de la Loire, quant au financement de leurs projets d’aménagement et de maintien de la qualité de vie : « de nombreux maires et équipes municipales, qui prendront bientôt leurs fonctions, tiennent à entretenir et embellir les cœurs de village, à rénover leurs logements et lieux commerciaux. Le dynamisme économique et l’attractivité de leurs territoires en dépendent ». Les élus doivent aussi faire face à la pression foncière qui s’exerce sur les terres agricoles et les espaces naturels.

Guy-Michel Chauveau s’est félicité du budget de 30 millions d’euros annoncé dans le pacte rural pour l’égalité des territoires, en faveur des contrats de bourgs et a souhaité connaitre les critères d’éligibilité à ce dispositif. Il a émis des réserves quant à un éventuel « appel à projets » trop restrictif pour les communes.

En réponse, la Ministre a fait savoir que les centres bourgs éligibles seraient sélectionnés via un appel à manifestation d’intérêt : « des critères de cadrage national permettant de repérer les centres bourgs cibles seront transmis début février […] La sélection des territoires se fera en fonction de la volonté des porteurs du projet de développer un réel projet de territoire transversal et durable.» Un accompagnement des collectivités est prévu et financé dans ce programme, ainsi qu’une aide à la pierre pour la rénovation et la création de logements sociaux.

Guy-Michel Chauveau s’est satisfait de cette annonce qui ouvre la possibilité d’une contractualisation avec les régions et les autres partenaires et qui constituera un nouvel outil de l’aménagement du territoire.

Cliquer ici pour lire le texte de la question et de la réponse.

La Flèche, Le Loir 20/12/2013

Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2014

En 2013, le changement a été quotidien pour les Français : refondation de l’école, retour du dialogue social, mariage pour tous, nouvelle Politique Agricole Commune, création de la Banque Publique d’Investissement, soutien à l’économie sociale et solidaire. Notre modèle économique et social est conforté.

Au plan international, par l’intervention pour la stabilité au Sahel, la condamnation du régime syrien, par le soutien aux exportations vers les marchés émergents, la France a de nouveau joué son rôle.

Dans nos institutions, nous avons instauré le conseiller départemental, pour plus de parité, et l’élection directe des conseillers communautaires pour renforcer la démocratie.

En 2014, la majorité va poursuivre ce changement : loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, loi d’avenir pour l’agriculture et la forêt, loi sur la transition énergétique…
Pour plus de justice sociale, pour une économie dynamique dans le sud Sarthe, pour une France rassemblée autour du Président de la République et du gouvernement,

je vous présente
mes meilleurs vœux
pour 2014

Guy-Michel Chauveau,
député de la Sarthe

Pour voir ma carte de vœux électronique, cliquez ici.

Élevage bovin à La Flèche (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Réforme de la PAC : la priorité à l’élevage, un signe encourageant pour le sud Sarthe


Vendredi 25 octobre 2013, La Flèche

La mobilisation de François Hollande a payé : Le niveau d’aides dont bénéficiera la France au titre de la PAC a été stabilisé sur toute la période 2014-2020 : soit 9,1 milliards d’euros par an contre 9,3 milliards d’euros en 2013. Au total, 64 milliards d’euros bénéficieront aux agriculteurs français pour les 7 ans à venir.

Les négociations menées depuis le mois de mai auprès de la Commission européenne, par François Hollande et Stéphane Le Foll, ont permis de maintenir des outils nécessaires de régulation et de conforter les aides couplées qui bénéficieront notamment à l’élevage.

Cette réforme va conforter la diversité de notre agriculture, tournée vers l’avenir. La compétitivité des exploitations passera par un respect accru des enjeux environnementaux et assurera notre sécurité alimentaire, en lien avec les attentes des consommateurs.

Élevage porcin à Aubigné-Racan (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Élevage porcin à Aubigné-Racan (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Un milliard d’euros sera réorienté vers l’élevage d’ici 2019 : l’élevage est en train de régresser, et s’il venait à disparaître, de nombreux emplois seraient détruits et les céréaliers perdraient une bonne part de leurs débouchés. Il faut conserver la diversité de productions végétales et animales qui a fait la force de l’agriculture européenne et française. Sans stigmatiser les céréaliers, un rééquilibrage des aides publiques est nécessaire au profit des grandes zones d’élevage (le revenu moyen est d’environ 20 000 € par actif et par an alors qu’il a atteint 59 000 € pour les céréaliers sur les 3 dernières années).

Le « verdissement » de cette politique agricole commune est affirmé : des mesures agroenvironnementales ambitieuses permettront de combiner performance économique et environnementale (le budget de la bio sera doublé). L’installation des jeunes agriculteurs sera aussi favorisée par la majoration des aides (100 M€ sur 2 piliers de la PAC).

Guy-Michel CHAUVEAU, député du sud Sarthe, se réjouit de ces orientations : « Dans le sud Sarthe, ce soutien aux éleveurs est indispensable pour maintenir une agriculture dynamique. Elle nous permet également de conserver les prairies et zones bocagères, qui font la qualité paysagère de la Vallée du Loir : au-delà du maintien des actifs agricoles, c’est notre dynamisme touristique et notre cadre de vie qui en dépendent. Il en va de notre santé économique et de la qualité de nos assiettes. Je suis rassuré aussi de voir que les droits de plantation pour la vigne ne seront pas libéralisés.»

Le député-maire de La Flèche,

Guy-Michel Chauveau

Photo de Une : Élevage bovin à La Flèche (photo CC-By-NC-SA par GMChauveau)

Une loi pour le vieillissement : un débat large pour des orientations ambitieuses au service des personnes âgées

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé la semaine passée le lancement d’une réforme d’ampleur pour les personnes âgées.

Il a confié le soin à Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l’autonomie, de préparer, aux côtés de Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, une réforme pour adapter notre société au vieillissement. Elles pourront s’appuyer sur les remarquables travaux publiés en mars par ma collègue Martine Pinville (qui a dressé un état des lieux international des politiques en faveur des âgés), par le conseiller général Luc Broussy (chargé d’une mission interministérielle de réflexion sur l’adaptation de la société française au vieillissement de sa population) et par le Dr Jean-Pierre Aquino (président du Comité Avancée en âge).

Il s’agit de déboucher d’ici fin 2014 à une loi de programmation qui définira les objectifs de la France face à cet enjeu. Les Français vieillissent, c’est un enjeu majeur et le constat est connu : avec près de 15 millions de français ayant plus de 60 ans aujourd’hui, et demain, plus de 20 millions de plus de 60 ans en 2030.

L’objectif est d’assurer à tous les Français la possibilité de bien vieillir : c’est ce que le gouvernement résume dans sa stratégie des 3 A :

anticiper l’arrivée de la perte d’autonomie, pour la retarder tant que faire se peut (dépistage médical, lutte contre l’isolement…) ;

adapter le cadre de vie et la société tout entière à la présence et aux besoins des personnes âgées ;

accompagner les personnes en perte d’autonomie pour mieux les prendre en charge (favoriser le maintien à domicile, aider les aidants, moderniser les EHPAD…).

Ces trois angles d’attaque seront au cœur des débats et de la concertation qui s’ouvrent jusqu’à la fin de l’année 2013. En 2014, les parlementaires s’empareront de ce futur projet de loi qui engagera notre pays dans une ère du mieux vieillir.

L’engagement 18 de François Hollande trouvera ainsi un écho dans ces futures orientations, un signe de plus que le changement est en marche :

J’engagerai aussi une réforme de la dépendance permettant de mieux accompagner la perte d’autonomie.

Pour continuer ce sujet, je vous propose d’écouter le discours d’ouverture que j’ai prononcé il y a un mois à Nantes, à l’occasion du colloque organisé par la Fédération Hospitalière de France des Pays de la Loire. Ce colloque était consacré à « la personne âgée fragile ». Je reviens sur le rôle d’adaptation que doivent jouer les collectivités locales dans ces démarches.

Photo CC-BY-NC-ND par CG94. Source : Flickr

Emplois d’avenir : « Un métier en main, un bagage à la clé »

Depuis le début de la semaine, la ville de La Flèche a recruté de 2 jeunes en Emplois d’avenir, au service des Fléchois. Quentin Chauvière et Pierrot Pesnel renforceront les équipes chargées de l’entretien des réseaux d’eaux potable et eaux usées. Élodie Fleuriot, qui sera recrutée le 17 juin par le CCAS, interviendra comme agent d’entretien en foyer-logement.

Comme député, j’ai participé, le 26 octobre dernier, à l’adoption de cette loi portant création des emplois d’avenir. Aujourd’hui, comme maire de La Flèche, je suis chargé du recrutement de ces jeunes. C’est une satisfaction de pouvoir leur ouvrir une période de confiance, une période de formation, un véritable tremplin pour leur vie professionnelle.

En période de crise, priorité et confiance dans la jeunesse

Ce dispositif d’emplois aidés témoigne de l’engagement des élus locaux aux côtés du gouvernement et du Président de la République pour donner la priorité à la jeunesse.

La période de crise économique et sociale que nous traversons marque nos concitoyens, les confronte à la dureté de l’environnement professionnel ; pour les jeunes cette confrontation est d’autant plus violente que très peu d’employeurs leur accordent leur chance. Les conditions de travail et d’accompagnement offertes par ces emplois d’avenir répondent à ce besoin d’autonomie affiché par les jeunes. Pierrot Pesnel a rappelé la motivation que représente pour lui la possibilité de « percevoir un salaire, être actif et devenir autonome ».

Avec ces emplois d’avenir, la Ville de La Flèche considère qu’il n’est nul besoin d’exiger une expérience professionnelle à des jeunes en début de carrière. Au contraire, nous permettons durant trois ans l’acquisition de cette expérience et nous accompagnons, par un tutorat et l’accès à la formation,  la définition d’un projet professionnel pérenne. Quentin Chauvière a d’ailleurs résumé ce principe : « à l’issue des trois ans d’expérience, j’aurai un métier en main, et un bagage à la clé ». Élodie Fleuriot, elle, formule ainsi son projet : « travailler avec les personnes âgées ». La directrice du CCAS a bien rappelé le besoin d’avoir des professionnels formés et a détaillé l’accompagnement formatif dont bénéficiera Élodie : pratique sur tous types de terrains, aide à domicile et foyers-logements, et orientation vers des diplômes ou certifications adaptés.Les deux garçons seront formés au métier de fontainier, au contact des agents en exercice. Peut-être pourront-ils saisir des opportunités de carrière comme l’ont fait avant eux d’anciens Emplois Jeunes recrutés à La Flèche. 

Objectif : 100 emplois d’avenir sur le sud Sarthe en 2013

Depuis la mise en place des emplois d’avenir, ce sont principalement les employeurs publics ou associatifs qui ont répondu présent : ils sont aidés par l’État à hauteur de 75 % du SMIC pour le recrutement de jeunes de 18 à 25 ans, peu diplômés. M. Jean-François Houssin, sous-préfet de l’arrondissement de La Flèche a rappelé les 42 emplois d’avenirs signés sur l’arrondissement et les 11 dossiers en cours de finalisation. L’objectif affiché est de recruter une centaine de jeunes en emplois d’avenir sur ce territoire d’ici à la fin de l’année.

La Mission Locale Sarthe et Loir cible les jeunes éligibles à ce dispositif et accompagne leur insertion sur le poste de travail, en lien avec le tuteur. Son directeur, M. Frank Constantin, a rappelé que 900 jeunes étaient susceptibles de bénéficier du dispositif. Pour la Mission Locale, c’est au tour des entreprises et du secteur marchand d’être sensibilisés : pour ces employeurs, l’aide de l’État s’élève à 35 % du SMIC.

Avec d’autres engagements de François Hollande, comme le contrat de génération, notre majorité prouve par l’exemple et à tous les échelons que la priorité est donnée à l’emploi et à la jeunesse.

En savoir plus sur les emplois d’avenir 

Oséo et le soutien à l’innovation dans le sud Sarthe

À la suite d’une rencontre avec Oséo en février dernier, j’ai suggéré l’idée d’une présentation à nos entreprises de cet établissement public chargé du financement de l’innovation. Jeudi 25 avril, j’ai donc assisté, au Lude, à un petit déjeuner d’affaires co-organisé par les deux clubs d’entreprises du sud Sarthe : le club de développement économique du Pays fléchois, présidé par M. Didier Salmon et l’AEVL (association des entreprises du Val du Loir) présidée par M. Sébastien Duval.

Ces rencontres conviviales et matinales sont une occasion privilégiée pour les entrepreneurs de la vallée du Loir de faire connaissance, de développer leurs activités économiques, surtout, mais aussi de prendre conscience de leur diversité : les adhérents des deux clubs (artisans-commerçants, dirigeants de TPE et de PME, industriels, sociétés de service…) ainsi que les partenaires bancaires du territoire et les chargés de mission responsables du développement économique des collectivités en profitent pour échanger et se mobiliser au service de l’emploi dans le sud Sarthe.

Ce jeudi 25 avril, l’animation de la réunion était donc assurée par Mme Amélie Poncin, chargée d’affaires financement auprès d’Oséo en Sarthe. L’objectif était de mettre en avant les mesures nouvelles adoptées par le gouvernement dans le cadre du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

Oséo : un outil public au service de l’innovation et de la croissance

Oséo est un établissement public1 qui intervient  en soutien à l’innovation par des subventions ; elle assure également la garantie d’emprunts, afin de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises qui cherchent un prêt bancaire : ces missions lui sont confiées par l’État et financées par le biais de dotations publiques. Jusqu’à présent, les interventions en prêts d’Oséo représentent environ 5 milliards d’euros de prêts et 4 milliards d’euros de garanties par an.

Sur ses ressources propres, Oséo permet le financement des entreprises (investissements ou trésorerie), en complément de l’action des banques. L’établissement public intervient de manière classique, comme une banque commerciale : cet effet levier permet souvent de boucler le tour de table pour financer des projets de développement.  La spécificité d’Oséo est précisément d’intervenir sur des projets qui intègrent une dimension de développement durable (dans le secteur des économies d’énergie par exemple, ou pour le financement de formations) ou dans des secteurs stratégiques définis par l’État (Dispositif Avance+ en soutien à la filière automobile).

Oséo devient bpifrance investissement, la « branche financement » de la BPI

L’article 1er de la loi du 31 décembre 2012 relative à la création de la Banque publique d’investissement le précise : « la Banque publique d’investissement est un groupe public au service du financement et du développement des entreprises, agissant en appui des politiques publiques conduites par l’État et conduites par les régions ». Notre majorité a donc constitué un outil offensif, au service de l’économie réelle. C’est l’engagement premier de François Hollande qui a ainsi été rempli, par la réunion de plusieurs entités qui remplissaient jusqu’alors les fonctions de soutien à l’innovation, à l’investissement… Avec la Caisse des Dépôts, le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) et le FSI Régions, Oséo est l’une de ces quatre entités et devient la branche de financement de l’innovation de cet outil public au service du développement des PME. Elle poursuit ainsi ses missions, et son dense réseau régional (près de 1700 salariés) constitue l’ossature de la nouvelle BPI. Dans notre région, bpifrance financement est implanté à Nantes et au Mans.

Au service des orientations du gouvernement

En novembre 2012, suite à la remise du rapport de Louis Gallois, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avec son gouvernement a souhaité mettre en œuvre 35 mesures concrètes pour la compétitivité : c’est le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Parmi ces mesures, la plus emblématique pour les entreprises est le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). Ce crédit d’impôt est une baisse des cotisations sociales au titre de l’année 2013 : il sera calculé sur les salaires inférieurs à 2,5 SMIC et sera déduit de l’impôt des sociétés acquitté en septembre 2014.

L’objectif de ce crédit d’impôts est de favoriser les projets de développement dans toutes les entreprises, de permettre des investissements notamment. Afin d’accompagner au mieux les TPE et les PME, Oséo / bpifrance financement se pose en intermédiaire et propose aux entreprises de bénéficier d’une avance de trésorerie d’un montant équivalent au CICE auxquelles elles peuvent prétendre. C’est le préfinancement du CICE : il est ouvert à toutes les entreprises et sa mise en œuvre est aisée (voir le dispositif Avance + Emploi, sur le site d’Oséo).

Cette matinée de présentation par Oséo des outils dont il dispose a été fructueuse : une information bien nécessaire tant il est difficile pour un chef d’entreprise de suivre l’évolution réglementaire et fiscale en parallèle de l’activité de sa société. Les temps forts proposés par les clubs d’entrepreneurs remplissent ainsi pleinement leur mission, au service de l’emploi. Je laisse la conclusion à Sébastien Duval qui a cité Henri Ford : « Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite ». Avec la BPI et les entreprises du sud Sarthe, misons sur la réussite !

1 Né en 2005 du rapprochement de 3 établissements : la SOFARIS (Société Française pour l’Assurance du capital Risque des PME), la BDPME (Banque de Développement des PME) et l’ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche).

L'école Pasteur de La Flèche au Parlement des Enfants

Parlement des enfants : une classe fléchoise sélectionnée

Hier jeudi 28 mars, j’ai rendu visite aux élèves de la classe de CM2 de M. Bataille à l’école Pasteur de La Flèche. Cette classe a été sélectionnée pour représenter la 3e circonscription de la Sarthe lors de cette édition 2013 du Parlement des Enfants.

Cette visite a été l’occasion pour ces élèves de rencontrer un député, de connaitre son rôle et de découvrir, à travers mon témoignage, les rouages de l’Assemblée nationale.

Deux questions et une proposition de loi

En pratique, durant l’année scolaire consacrée à ces travaux la classe est chargée de rédiger deux questions, l’une, au Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et, pour l’autre, au ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon. Ils ont également discuté sur une proposition de loi à soumettre à leurs ainés. Cette proposition intéressante se fait le reflet d’aspirations sociales, et qui interrogent également sur notre mode de consommation : ils souhaitent « réduire le gaspillage alimentaire des grandes surfaces en les obligeant à donner aux associations les aliments considérés comme invendables, mais toujours en parfait état de consommation ». Un jury de l’Académie des Pays de la Loire sera chargé de retenir 3 ou 4 propositions de loi. Continuer la lecture

Photo : FNACA

19 mars 2013 : Souvenir et recueillement

Ce mardi 19 mars 2013, à l’occasion du 51e anniversaire du cessez-le-feu des combats en Algérie, la France célèbre officiellement pour la première fois la journée nationale du Souvenir et de Recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Sur une proposition des sénateurs de gauche, cette date du 19 mars, célébrée de longue date par des associations d’anciens combattants (notamment la FNACA) est inscrite dans la loi depuis novembre 2012.

Mon agenda ne me permet pas d’assister à cette cérémonie dans la Sarthe mais je tiens à m’associer à cette commémoration officielle.