Archives par étiquette : Château-du-Loir

Rassemblement des salariés d'Harman le 22 mai 2014 à Château-du-Loir

Fermeture d’Harman : le groupe bénéficiaire doit assumer de déserter Château-du-Loir

Samedi 5 juillet 2014, La Flèche

Ces dernières semaines, depuis l’annonce brutale de la fermeture de l’usine Harman-Becker à Château-du-Loir, de nombreuses réactions d’incompréhension et d’inquiétude ont vu le jour.

Une délocalisation boursière qui ne passe pas

Guy-Michel Chauveau, député de la circonscription, partage l’incompréhension, voire la colère, éprouvée par les ouvrières et les ouvriers de cette usine : la justification économique avancée par la société pour délocaliser leurs emplois vers des pays à bas coût n’est pas fondée. « La part salariale dans le prix de revient des composants acoustiques d’une berline de luxe est négligeable au regard de son prix de vente ». Cette motivation d’économies masque en réalité une stratégie financière du groupe Harman pour augmenter la part des profits reversés en dividendes à ses actionnaires. Ceux-ci ont déjà doublé en 2013.

Cette incompréhension est partagée par de nombreux élus locaux : plusieurs communes du bassin d’emploi de Château-du-Loir ont annoncé, lors de vœux adoptés en conseil municipal, leur opposition à la fermeture du site. Au-delà, cette incompréhension des élus locaux se double d’une inquiétude quant aux conséquences économiques et sociales et sociales sur le tissu local.

L’impact de la fermeture doit être justement compensé

Sans intervenir dans la négociation en cours entre les représentants des salariés et la direction relative au « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » (PSE), Guy-Michel Chauveau tient à réaffirmer la responsabilité du groupe industriel vis-à-vis du territoire concerné. « Aucun élu, aucun citoyen, aucun chef d’entreprise de la Vallée du Loir ne saurait tolérer que cette fermeture boursière entraine notre territoire dans une dépression économique. À cet égard, la direction du groupe Harman doit redoubler d’efforts en vue de la recherche d’un repreneur ; dans le cas contraire, elle devra assumer financièrement le coût du reclassement des salariés, de la revitalisation du site et de la réindustrialisation du territoire ».

Le député-maire de La Flèche,

Guy-Michel Chauveau

Photo : CC-by-nc-sa par GMChauveau. Rassemblement des salariés d’Harman le 22 mai 2014 à Château-du-Loir.

Soutien aux salariés et au territoire face aux pertes d’emploi massives à Harman (Château-du-Loir)

Jeudi 24 avril 2014, La Flèche

La direction de la société Harman International Industries vient d’annoncer qu’elle envisage la fermeture de son usine de fabrication de haut-parleurs pour l’automobile, implantée à Château-du-Loir, dans le sud de la Sarthe.

Cette décision risque de priver d’emploi 185 salariés. Les raisons qui justifient cette fermeture demeurent floues pour le moment. L’usine et la marque sont reconnues pour la qualité et l’innovation de leurs produits, pourtant les carnets de commande ne sont pas au rendez-vous.

Guy-Michel Chauveau, député de la Sarthe, tient à apporter son soutien aux salariés touchés par cette fermeture, ainsi qu’à leurs familles : « Après les pertes d’emplois déjà subies lors du plan social de 2006 (133 suppressions) et du plan de sauvegarde de l’emploi de 2008 (135 suppressions), et en dépit d’une convention de revitalisation en cours depuis 2010, ce choix industriel tourne le dos aux efforts déjà entrepris par la direction du site et les salariés ».

Plus largement, Guy-Michel Chauveau apporte son soutien aux élus et à la population castélorienne : « J’appelle l’État et les collectivités locales (Conseil général de la Sarthe et Conseil régional des Pays de la Loire) à accélérer et à amplifier le soutien au territoire déjà mis en œuvre par le dispositif « Agir pour le sud Sarthe ». Ce territoire, qui doit déjà faire face aux fermetures massives de Belipa à Écommoy, puis de Candia au Lude, doit tout entreprendre pour conserver et développer ses fleurons industriels ».

Il revient désormais aux représentants des salariés au comité d’entreprise d’étudier la pérennité d’une activité de fabrication sur le site de Château-du-Loir et à d’éventuels repreneurs de faire connaitre leur position.

À l’échelle du département, un soutien doit également s’organiser pour faire face à la fermeture anoncée de l’usine Brose, également fournisseur de l’industrie automobile, à La Suze-sur-Sarthe.

 

Le député-maire de La Flèche,

Guy-Michel Chauveau

Robot Amada

Usine Amada à Château-du-Loir : des investissements annoncés, des emplois espérés

Le groupe industriel international Amada reçoit cette semaine en France son président japonais pour présenter les orientations de sa stratégie industrielle et mettre en avant ses innovations technologiques (Amada Innovation Fair 2013). Pour ce groupe expert des machines et robots spécialisés dans le travail des tôles métalliques, cette venue en France n’est pas dénuée d’intérêt. Ce sont en effet 40 millions d’euros d’investissements qui viennent d’être annoncés par M. Mitsuo Okamoto au bénéfice de deux sites français à Charleville-Mézières et à Château-du-Loir.

En préalable à l’annonce de ce plan de modernisation de ses usines, M. Okamoto  était présent mercredi 18 septembre à Château-du-Loir. J’ai assisté, à l’invitation du maire Michel Auville, à la remise de la médaille de la ville à à M. Okamoto au sein de l’Hôtel de Ville de Château-du-Loir.

Réception de la délégation d'Amada à l'Hôtel de Ville de Château-du-Loir

MM. Kazuo Nakamura (Amada Europe), Mitsuo Okamoto (président Groupe Amada), Guy-Michel Chauveau, Michel Auville et Jean-Louis Rocheron (directeur du site de Château-du-Loir), entourés de l’équipe de traducteurs, devant l’Hôtel de Ville.

Nous pouvons nous réjouir de l’exemple donné par cette société, à contre-courant des discours entendus sur la santé de l’industrie française. Il s’agit d’un groupe qui réussit à l’export : Amada a fêté récemment sa millième machine vendue en Chine. L’implantation française est un réel facteur d’innovation pour l’activité d’Amada, c’est ce qui justifie son choix d’investir massivement en France pour consolider, développer son activité et créer de nouveaux emplois.

Il reste à espérer qu’au-delà de ces investissements l’emploi du sud Sarthe puisse aussi en profiter.

L'école Pasteur de La Flèche au Parlement des Enfants

Parlement des enfants : une classe fléchoise sélectionnée

Hier jeudi 28 mars, j’ai rendu visite aux élèves de la classe de CM2 de M. Bataille à l’école Pasteur de La Flèche. Cette classe a été sélectionnée pour représenter la 3e circonscription de la Sarthe lors de cette édition 2013 du Parlement des Enfants.

Cette visite a été l’occasion pour ces élèves de rencontrer un député, de connaitre son rôle et de découvrir, à travers mon témoignage, les rouages de l’Assemblée nationale.

Deux questions et une proposition de loi

En pratique, durant l’année scolaire consacrée à ces travaux la classe est chargée de rédiger deux questions, l’une, au Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et, pour l’autre, au ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon. Ils ont également discuté sur une proposition de loi à soumettre à leurs ainés. Cette proposition intéressante se fait le reflet d’aspirations sociales, et qui interrogent également sur notre mode de consommation : ils souhaitent « réduire le gaspillage alimentaire des grandes surfaces en les obligeant à donner aux associations les aliments considérés comme invendables, mais toujours en parfait état de consommation ». Un jury de l’Académie des Pays de la Loire sera chargé de retenir 3 ou 4 propositions de loi. Continuer la lecture