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Robot Amada

Usine Amada à Château-du-Loir : des investissements annoncés, des emplois espérés

Le groupe industriel international Amada reçoit cette semaine en France son président japonais pour présenter les orientations de sa stratégie industrielle et mettre en avant ses innovations technologiques (Amada Innovation Fair 2013). Pour ce groupe expert des machines et robots spécialisés dans le travail des tôles métalliques, cette venue en France n’est pas dénuée d’intérêt. Ce sont en effet 40 millions d’euros d’investissements qui viennent d’être annoncés par M. Mitsuo Okamoto au bénéfice de deux sites français à Charleville-Mézières et à Château-du-Loir.

En préalable à l’annonce de ce plan de modernisation de ses usines, M. Okamoto  était présent mercredi 18 septembre à Château-du-Loir. J’ai assisté, à l’invitation du maire Michel Auville, à la remise de la médaille de la ville à à M. Okamoto au sein de l’Hôtel de Ville de Château-du-Loir.

Réception de la délégation d'Amada à l'Hôtel de Ville de Château-du-Loir

MM. Kazuo Nakamura (Amada Europe), Mitsuo Okamoto (président Groupe Amada), Guy-Michel Chauveau, Michel Auville et Jean-Louis Rocheron (directeur du site de Château-du-Loir), entourés de l’équipe de traducteurs, devant l’Hôtel de Ville.

Nous pouvons nous réjouir de l’exemple donné par cette société, à contre-courant des discours entendus sur la santé de l’industrie française. Il s’agit d’un groupe qui réussit à l’export : Amada a fêté récemment sa millième machine vendue en Chine. L’implantation française est un réel facteur d’innovation pour l’activité d’Amada, c’est ce qui justifie son choix d’investir massivement en France pour consolider, développer son activité et créer de nouveaux emplois.

Il reste à espérer qu’au-delà de ces investissements l’emploi du sud Sarthe puisse aussi en profiter.

Oséo et le soutien à l’innovation dans le sud Sarthe

À la suite d’une rencontre avec Oséo en février dernier, j’ai suggéré l’idée d’une présentation à nos entreprises de cet établissement public chargé du financement de l’innovation. Jeudi 25 avril, j’ai donc assisté, au Lude, à un petit déjeuner d’affaires co-organisé par les deux clubs d’entreprises du sud Sarthe : le club de développement économique du Pays fléchois, présidé par M. Didier Salmon et l’AEVL (association des entreprises du Val du Loir) présidée par M. Sébastien Duval.

Ces rencontres conviviales et matinales sont une occasion privilégiée pour les entrepreneurs de la vallée du Loir de faire connaissance, de développer leurs activités économiques, surtout, mais aussi de prendre conscience de leur diversité : les adhérents des deux clubs (artisans-commerçants, dirigeants de TPE et de PME, industriels, sociétés de service…) ainsi que les partenaires bancaires du territoire et les chargés de mission responsables du développement économique des collectivités en profitent pour échanger et se mobiliser au service de l’emploi dans le sud Sarthe.

Ce jeudi 25 avril, l’animation de la réunion était donc assurée par Mme Amélie Poncin, chargée d’affaires financement auprès d’Oséo en Sarthe. L’objectif était de mettre en avant les mesures nouvelles adoptées par le gouvernement dans le cadre du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

Oséo : un outil public au service de l’innovation et de la croissance

Oséo est un établissement public1 qui intervient  en soutien à l’innovation par des subventions ; elle assure également la garantie d’emprunts, afin de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises qui cherchent un prêt bancaire : ces missions lui sont confiées par l’État et financées par le biais de dotations publiques. Jusqu’à présent, les interventions en prêts d’Oséo représentent environ 5 milliards d’euros de prêts et 4 milliards d’euros de garanties par an.

Sur ses ressources propres, Oséo permet le financement des entreprises (investissements ou trésorerie), en complément de l’action des banques. L’établissement public intervient de manière classique, comme une banque commerciale : cet effet levier permet souvent de boucler le tour de table pour financer des projets de développement.  La spécificité d’Oséo est précisément d’intervenir sur des projets qui intègrent une dimension de développement durable (dans le secteur des économies d’énergie par exemple, ou pour le financement de formations) ou dans des secteurs stratégiques définis par l’État (Dispositif Avance+ en soutien à la filière automobile).

Oséo devient bpifrance investissement, la « branche financement » de la BPI

L’article 1er de la loi du 31 décembre 2012 relative à la création de la Banque publique d’investissement le précise : « la Banque publique d’investissement est un groupe public au service du financement et du développement des entreprises, agissant en appui des politiques publiques conduites par l’État et conduites par les régions ». Notre majorité a donc constitué un outil offensif, au service de l’économie réelle. C’est l’engagement premier de François Hollande qui a ainsi été rempli, par la réunion de plusieurs entités qui remplissaient jusqu’alors les fonctions de soutien à l’innovation, à l’investissement… Avec la Caisse des Dépôts, le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) et le FSI Régions, Oséo est l’une de ces quatre entités et devient la branche de financement de l’innovation de cet outil public au service du développement des PME. Elle poursuit ainsi ses missions, et son dense réseau régional (près de 1700 salariés) constitue l’ossature de la nouvelle BPI. Dans notre région, bpifrance financement est implanté à Nantes et au Mans.

Au service des orientations du gouvernement

En novembre 2012, suite à la remise du rapport de Louis Gallois, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avec son gouvernement a souhaité mettre en œuvre 35 mesures concrètes pour la compétitivité : c’est le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Parmi ces mesures, la plus emblématique pour les entreprises est le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). Ce crédit d’impôt est une baisse des cotisations sociales au titre de l’année 2013 : il sera calculé sur les salaires inférieurs à 2,5 SMIC et sera déduit de l’impôt des sociétés acquitté en septembre 2014.

L’objectif de ce crédit d’impôts est de favoriser les projets de développement dans toutes les entreprises, de permettre des investissements notamment. Afin d’accompagner au mieux les TPE et les PME, Oséo / bpifrance financement se pose en intermédiaire et propose aux entreprises de bénéficier d’une avance de trésorerie d’un montant équivalent au CICE auxquelles elles peuvent prétendre. C’est le préfinancement du CICE : il est ouvert à toutes les entreprises et sa mise en œuvre est aisée (voir le dispositif Avance + Emploi, sur le site d’Oséo).

Cette matinée de présentation par Oséo des outils dont il dispose a été fructueuse : une information bien nécessaire tant il est difficile pour un chef d’entreprise de suivre l’évolution réglementaire et fiscale en parallèle de l’activité de sa société. Les temps forts proposés par les clubs d’entrepreneurs remplissent ainsi pleinement leur mission, au service de l’emploi. Je laisse la conclusion à Sébastien Duval qui a cité Henri Ford : « Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite ». Avec la BPI et les entreprises du sud Sarthe, misons sur la réussite !

1 Né en 2005 du rapprochement de 3 établissements : la SOFARIS (Société Française pour l’Assurance du capital Risque des PME), la BDPME (Banque de Développement des PME) et l’ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche).

Flocage de ouate de cellulose. Photo Floc-Ouate

Éco-matériaux innovants : des élus mobilisés pour une filière viable

Mardi 12 mars 2013, La Flèche

Guy-Michel Chauveau, député de la Sarthe, a assisté, mercredi 27 février à l’Assemblée nationale, à un point presse intitulé « Innovation et éco-matériaux. Des élus se mobilisent pour l’émergence d’une filière économique viable ».

À l’initiative de son collègue Jean-Pierre Dufau, député des Landes, cette rencontre  a permis de mettre en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les PME innovantes dès-lors qu’elles doivent obtenir des certifications.

Un système pénalisant pour les entreprises porteuses d’innovations

Les élus ont évoqué le coût élevé des certifications, la longueur des délais d’instruction (environ 18 mois), la partialité des organismes chargés de les délivrer : autant de facteurs qui réduisent les chances de voir arriver sur le marché des solutions techniques tournées vers l’avenir. C’est notamment le cas dans le secteur des éco-matériaux de construction.

Des opportunités locales à soutenir

Les exemples sont nombreux sur le plan national, mais aussi localement : la société Floc-Ouate, basée à Cré-sur-Loir, entreprend actuellement une démarche de tests et mesures en grandeur réelle afin de décrocher une Appréciation Technique d’Expérimentation auprès du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) pour ses techniques d’isolation extérieure à base de ouate de cellulose.

Une certification alternative

Parmi les solutions proposées par les élus locaux et régionaux présents le 27 février, l’hypothèse d’une réforme du système de certification a été avancée. Une étude va être réalisée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) à ce sujet.