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Plus de 2 millions d’euros des Pays de la Loire pour le Sud Sarthe !

En déplacement dans la Vallée du Loir suite à la dramatique annonce de 185 suppressions d’emploi chez Gastronome à Luché-Pringé, Christophe Clergeau, premier vice-président des Pays de la Loire, a rappelé l’attention accrue du Conseil régional des Pays de la Loire aux salariés concernés.

Il a expliqué que le Conseil régional serait évidemment présent pour la formation des salariés, qu’il pourrait également intervenir pour aider d’éventuels bouclages de dossiers de reprise. Christophe Clergeau a déclaré : « le dialogue est permanent avec les salariés de Gastronome, y compris durant la phase de négociation du PSE ».

Par ailleurs, Christophe Clergeau a annoncé le soutien immédiat à 7 actions définies dans le cadre de la démarche Agir pour le sud Sarthe. Ce soutien totalise plus de 2 millions d’euros de fonds régionaux, répartis ainsi :

  • 520 000 € pour accueillir les « Transformateurs du Loir » à Pontvallain, association de 22 producteurs agricoles locaux.
  • 300 000 € pour développer l’immobilier d’entreprise afin de proposer des sites d’accueil de TPE/PME à loyers attractifs. Je pense que cette démarche est essentielle : les communautés de communes doivent toujours proposer des locaux d’entreprise vacants innovants, pour accueillir les entrepreneurs en recherche d’un site d’implantation. Les subventions publiques permettent ainsi de proposer des loyers très attractifs.
  • 830 000 € afin d’aider l’artisanat et le commerce : ces aides individuelles du dispositif ORAC (Opération de restructuration de l’artisanat et du commerce) pourront bénéficier à environ 140 artisans commerçants pour rénover leur point de vente, vitrines…
  • 200 000 € seront dédiés au dispositif 500 projets pour le territoire: « c’est un dispositif très souple pour favoriser l’économie de proximité : il pourrait par exemple être utilisé par des acteurs touristiques de la Vallée du Loir, organisés en partenariat. », a rappelé Christophe Clergeau.
  • Soutien financier à une démarche de gestion territoriale des emplois et compétences. Ceci permettra de faire coïncider la formation des salariés avec les besoins des employeurs locaux, maintenant ou dans un avenir proche.
  • Assurer la promotion économique du sud Sarthe : l’Agence régionale et Sarthe développement travailleront de concert à cette démarche pour accueillir de nouveaux fleurons industriels et de nouveaux emplois.
  • 60 000 € en faveur d’un « télécentre » au Lude : cet espace de coworking permettra d’accueillir des activités innovantes, des microprojets en devenir ou des télétravailleurs.

Je tiens évidemment à saluer cet engagement concret et chiffré de Christophe Clergeau au profit de notre territoire, au profit des projets reconnus comme prioritaires par l’ensemble des présidents de communautés de communes.

Ces annonces positives, additionnées de l’effort renouvelé des services de l’État et du Ministre Stéphane Le Foll, en faveur de la réindustrialisation du territoire, doivent nous permettre de relever la tête et d’affronter l’avenir en pleine confiance.

Rassemblement des salariés d'Harman le 22 mai 2014 à Château-du-Loir

Fermeture d’Harman : le groupe bénéficiaire doit assumer de déserter Château-du-Loir

Samedi 5 juillet 2014, La Flèche

Ces dernières semaines, depuis l’annonce brutale de la fermeture de l’usine Harman-Becker à Château-du-Loir, de nombreuses réactions d’incompréhension et d’inquiétude ont vu le jour.

Une délocalisation boursière qui ne passe pas

Guy-Michel Chauveau, député de la circonscription, partage l’incompréhension, voire la colère, éprouvée par les ouvrières et les ouvriers de cette usine : la justification économique avancée par la société pour délocaliser leurs emplois vers des pays à bas coût n’est pas fondée. « La part salariale dans le prix de revient des composants acoustiques d’une berline de luxe est négligeable au regard de son prix de vente ». Cette motivation d’économies masque en réalité une stratégie financière du groupe Harman pour augmenter la part des profits reversés en dividendes à ses actionnaires. Ceux-ci ont déjà doublé en 2013.

Cette incompréhension est partagée par de nombreux élus locaux : plusieurs communes du bassin d’emploi de Château-du-Loir ont annoncé, lors de vœux adoptés en conseil municipal, leur opposition à la fermeture du site. Au-delà, cette incompréhension des élus locaux se double d’une inquiétude quant aux conséquences économiques et sociales et sociales sur le tissu local.

L’impact de la fermeture doit être justement compensé

Sans intervenir dans la négociation en cours entre les représentants des salariés et la direction relative au « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » (PSE), Guy-Michel Chauveau tient à réaffirmer la responsabilité du groupe industriel vis-à-vis du territoire concerné. « Aucun élu, aucun citoyen, aucun chef d’entreprise de la Vallée du Loir ne saurait tolérer que cette fermeture boursière entraine notre territoire dans une dépression économique. À cet égard, la direction du groupe Harman doit redoubler d’efforts en vue de la recherche d’un repreneur ; dans le cas contraire, elle devra assumer financièrement le coût du reclassement des salariés, de la revitalisation du site et de la réindustrialisation du territoire ».

Le député-maire de La Flèche,

Guy-Michel Chauveau

Photo : CC-by-nc-sa par GMChauveau. Rassemblement des salariés d’Harman le 22 mai 2014 à Château-du-Loir.

Oséo et le soutien à l’innovation dans le sud Sarthe

À la suite d’une rencontre avec Oséo en février dernier, j’ai suggéré l’idée d’une présentation à nos entreprises de cet établissement public chargé du financement de l’innovation. Jeudi 25 avril, j’ai donc assisté, au Lude, à un petit déjeuner d’affaires co-organisé par les deux clubs d’entreprises du sud Sarthe : le club de développement économique du Pays fléchois, présidé par M. Didier Salmon et l’AEVL (association des entreprises du Val du Loir) présidée par M. Sébastien Duval.

Ces rencontres conviviales et matinales sont une occasion privilégiée pour les entrepreneurs de la vallée du Loir de faire connaissance, de développer leurs activités économiques, surtout, mais aussi de prendre conscience de leur diversité : les adhérents des deux clubs (artisans-commerçants, dirigeants de TPE et de PME, industriels, sociétés de service…) ainsi que les partenaires bancaires du territoire et les chargés de mission responsables du développement économique des collectivités en profitent pour échanger et se mobiliser au service de l’emploi dans le sud Sarthe.

Ce jeudi 25 avril, l’animation de la réunion était donc assurée par Mme Amélie Poncin, chargée d’affaires financement auprès d’Oséo en Sarthe. L’objectif était de mettre en avant les mesures nouvelles adoptées par le gouvernement dans le cadre du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

Oséo : un outil public au service de l’innovation et de la croissance

Oséo est un établissement public1 qui intervient  en soutien à l’innovation par des subventions ; elle assure également la garantie d’emprunts, afin de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises qui cherchent un prêt bancaire : ces missions lui sont confiées par l’État et financées par le biais de dotations publiques. Jusqu’à présent, les interventions en prêts d’Oséo représentent environ 5 milliards d’euros de prêts et 4 milliards d’euros de garanties par an.

Sur ses ressources propres, Oséo permet le financement des entreprises (investissements ou trésorerie), en complément de l’action des banques. L’établissement public intervient de manière classique, comme une banque commerciale : cet effet levier permet souvent de boucler le tour de table pour financer des projets de développement.  La spécificité d’Oséo est précisément d’intervenir sur des projets qui intègrent une dimension de développement durable (dans le secteur des économies d’énergie par exemple, ou pour le financement de formations) ou dans des secteurs stratégiques définis par l’État (Dispositif Avance+ en soutien à la filière automobile).

Oséo devient bpifrance investissement, la « branche financement » de la BPI

L’article 1er de la loi du 31 décembre 2012 relative à la création de la Banque publique d’investissement le précise : « la Banque publique d’investissement est un groupe public au service du financement et du développement des entreprises, agissant en appui des politiques publiques conduites par l’État et conduites par les régions ». Notre majorité a donc constitué un outil offensif, au service de l’économie réelle. C’est l’engagement premier de François Hollande qui a ainsi été rempli, par la réunion de plusieurs entités qui remplissaient jusqu’alors les fonctions de soutien à l’innovation, à l’investissement… Avec la Caisse des Dépôts, le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) et le FSI Régions, Oséo est l’une de ces quatre entités et devient la branche de financement de l’innovation de cet outil public au service du développement des PME. Elle poursuit ainsi ses missions, et son dense réseau régional (près de 1700 salariés) constitue l’ossature de la nouvelle BPI. Dans notre région, bpifrance financement est implanté à Nantes et au Mans.

Au service des orientations du gouvernement

En novembre 2012, suite à la remise du rapport de Louis Gallois, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avec son gouvernement a souhaité mettre en œuvre 35 mesures concrètes pour la compétitivité : c’est le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Parmi ces mesures, la plus emblématique pour les entreprises est le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). Ce crédit d’impôt est une baisse des cotisations sociales au titre de l’année 2013 : il sera calculé sur les salaires inférieurs à 2,5 SMIC et sera déduit de l’impôt des sociétés acquitté en septembre 2014.

L’objectif de ce crédit d’impôts est de favoriser les projets de développement dans toutes les entreprises, de permettre des investissements notamment. Afin d’accompagner au mieux les TPE et les PME, Oséo / bpifrance financement se pose en intermédiaire et propose aux entreprises de bénéficier d’une avance de trésorerie d’un montant équivalent au CICE auxquelles elles peuvent prétendre. C’est le préfinancement du CICE : il est ouvert à toutes les entreprises et sa mise en œuvre est aisée (voir le dispositif Avance + Emploi, sur le site d’Oséo).

Cette matinée de présentation par Oséo des outils dont il dispose a été fructueuse : une information bien nécessaire tant il est difficile pour un chef d’entreprise de suivre l’évolution réglementaire et fiscale en parallèle de l’activité de sa société. Les temps forts proposés par les clubs d’entrepreneurs remplissent ainsi pleinement leur mission, au service de l’emploi. Je laisse la conclusion à Sébastien Duval qui a cité Henri Ford : « Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite ». Avec la BPI et les entreprises du sud Sarthe, misons sur la réussite !

1 Né en 2005 du rapprochement de 3 établissements : la SOFARIS (Société Française pour l’Assurance du capital Risque des PME), la BDPME (Banque de Développement des PME) et l’ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche).

Table ronde à Vaas le 21 mars 2013

Mobilisés et volontaires, agissons pour le sud Sarthe !

J’étais à Vaas hier après-midi, aux côtés de Mme Debatte, secrétaire générale de Préfecture, de M. Houssin, sous-préfet de La Flèche, de Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire, de Jean-Pierre Le Scornet, vice-président du Conseil régional. En présence des conseillers régionaux et généraux, de l’ensemble des présidents de communautés de communes du Pays Vallée du Loir et des représentants consulaires, nous avons assisté à l’officialisation de la démarche régionale « Agir pour le sud Sarthe ».

J’ai rappelé l’importance que l’ensemble des partenaires soit autour de la table pour porter un projet de revitalisation, de redynamisation économique dans la vallée du Loir. Continuer la lecture

Soutien au sud Sarthe : le déclin n’est pas une fatalité

Vendredi 22 février 2013, La Flèche

Député du sud Sarthe depuis juin 2012, élu sur un territoire qui vit douloureusement les successives annonces sur le front de l’emploi (notamment Bopack, Candia, Belipa…), je me félicite de l’impulsion coordonnée du Conseil général de la Sarthe, du Conseil régional des Pays de la Loire et de l’État[1] en faveur d’un rebond économique et social.

Il faut souligner la mobilisation du Conseil régional des Pays de la Loire[2] en faveur du sud du département. L’annonce, hier, par Christophe Clergeau, 1er vice-président en charge de l’action économique, d’un plan d’intervention des Pays de la Loire sur notre territoire est une nouvelle positive et attendue. Le Conseil régional réagit favorablement à la sollicitation que j’ai adressée à Jacques Auxiette en décembre dernier, arguant des difficultés économiques rencontrées localement.

Suite à mon élection à la présidence du Pays Vallée du Loir, je m’attacherai, avec l’ensemble de communautés de communes concernées, à favoriser la redynamisation de la vie économique et sociale dans la vallée du Loir : les élus locaux de tous bords doivent s’y consacrer. Toutes les pistes, qu’elles soient présentées par les entrepreneurs, les salariés ou la société civile devront être étudiées. Le déclin de nos territoires ruraux n’est pas une fatalité, le redressement productif doit connaitre ses déclinaisons au plus proche du terrain.

Le député-maire de La Flèche,

Guy-Michel Chauveau